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Résistance : les antibiotique c’est pas automatique !!!

L’invasion des (gentils) Virus de Géorgie

Durin VI : La fin de l’âge des nains ?

dimanche 27 avril 2014, par Zénon

La phagothérapie est l’utilisation de virus bactériophages (appelés phages) afin de traiter certaines maladies infectieuses graves d’origine bactérienne.

Face au réel, ce qu’on croit savoir clairement offusque ce qu’on devrait savoir. Quand il se présente à la culture scientifique, l’esprit n’est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l’âge de ses préjugés. Accéder à la science, c’est, spirituellement, rajeunir, c’est accepter une mutation brusque qui doit contredire un passé.

La Formation de l’esprit scientifique, Gaston Bachelard, éd. Vrin, 1938

Les recherches scientifiques médicales : « Double aveugle guidées par l’opinion » ?

Il est fréquent que des patients en impasse thérapeutique, ou avec de sombres pronostics vitaux se tournent vers des thérapies alternatives.

Parfois le miracle à lieu !  ;-)
Le plus souvent, ils sont victimes de charlatans illuminés et/ou pervers.

Mais :

- les patients qui souffrent de pathologies pouvant bénéficier d’approches sérieuses laissés à l’écart par les médias, l’argent, l’administration devraient-ils regarder ailleurs et attendre qu’une décision, quelque-part soit prise pour considérer ces nouvelles approches thérapeutiques ?

- Quel est le devoir du médecin lorsque les expériences de guérison en rapport avec une thérapie "non sanctifié" deviennent banal ? Lorsque qu’un faisceau d’indices objectifs permet rationnellement d’envisager la scientificité probable de la thérapie utilisée ? Lorsqu’un traitement bon marché, non délétère - non évalué certes - a des résultats positifs constamment supérieurs aux thérapies évaluées ?

Doit-on se laisser amputer d’un membres lorsqu’un faisceau de fait et de témoignage indique qu’une thérapie délaissé en occident guérit facilement là bas ce qu’on ne sait guérir ici ?

Voici un exemple :
"Guérisons d’infections bactériennes graves par l’utilisation de Phages" :
*-Géorgie : "Les phages, des virus guérisseurs"
*-Pour la sciences
*-Si TF1 le dit alors plus aucun doute :-)
*-Institut Pasteur

La question n’est-elle pas : pourquoi ce retard en terme de recherche au sujet de la phagothérapie ? (voir ici)

Oui, les antibiotiques ont bénéficié, sans commune mesure, d’un volume d’expérimentations scientifiques qui écrasent le peu que l’on sait en phagothérapie.

( Pour le peu que l’on sait : Plos ; Blog Prophage )

Mais quelles études scientifiques ont évaluées qu’il valait mieux s’investir dans la production de données scientifiques au sujet de l’antibiothérapie plutôt que sur l’utilisation des virus bactériophages (la phagothérapie) ?

A l’origine des directions ou s’engagent la recherche biomédicale : une opinion ?
Un pari sur les bénéfices futurs ?
Des raisons idéologique (La phagothérapie à continuer à se développer en URSS tandis que l’ouest faisait le pari de Pasteur et Fleming) (voir ici) ?

A l’origines des évaluations scientifiques les plus strictes et les plus adaptés à l’évaluation de la seule réponse pharmacologique (placebo, double aveugle) : une OPINION ?

La science, dans son besoin d’achèvement comme dans son principe, s’oppose absolument à l’opinion. S’il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l’opinion, c’est pour d’autres raisons que celles qui fondent l’opinion, de sorte que l’opinion a, en droit, toujours tort. L’opinion pense mal, elle ne pense pas, elle traduit des besoins, en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s’interdit de les connaître. On ne peut rien fonder sur l’opinion : il faut d’abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter. Il ne suffirait pas, par exemple, de la rectifier sur des points particuliers, en la maintenant, comme une sorte de morale provisoire, une connaissance vulgaire provisoire. L’esprit scientifique nous interdit d’avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu’on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d’eux-mêmes. C’est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique toute connaissance est une réponse a une question. S’il n’y a pas eu de question il ne peut pas avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n’est donné. Tout est construit.

La Formation de l’esprit scientifique, Gaston Bachelard, éd. Vrin, 1938

Et aujourd’hui :

D’un coté les bureaucrates mettent sur le marché des traitements c(d)outeux dont on soupçonne à l’avance qu’il seront plus délétères que bénéfiques (voir ici).

De l’autre des faits scientifiques attendent (depuis 1915) que le marché soit bien orienté. Et que les investisseurs prescrivent aux autorités ce qu’il convient de penser ...

Depuis toujours la rationalité scientifique à du composer avec celles de l’argent, du pouvoir, des dogmes, de l’opinion...

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SIFEM 2006 - l’éducation médicale vue par un philosophe

Aujourd’hui, à tout les niveaux, l’age du commerce triomphe.

Cette acmé doit inquiéter les conseillers de Bigpharma, lecteurs de joseph Campbell et amateur de J.R.R. Tolkien.

Ils savent qu’ils sont à l’apogée de « l’âge des Nains [1] ».

Ils savent que cette apothéose repose sur l’insatiabilité puérile des « Durin VI », la domination des Smeagol fascinés par l’anneau d’or et des Gollum hypnotisés par "le Précieux" . Cette gloire porte en elle les germes de son déclin - comme conté depuis toujours dans toutes les mythologies.

Elle annonce le vent nouveau :

un «  âge d’homme » entre le Ciel pur de la science et l’or Chthonien du commerce ... ?


Voir en ligne : Bruno Latour : Enquête sur les modes d’existence. Une anthropologie des Modernes.


Géorgie : "Les phages, des virus guérisseurs" (février 2013)

La phagothérapie est l’utilisation de virus bactériophages (appelés phages) afin de traiter certaines maladies infectieuses d’origine bactérienne.

I) Thérapie abandonnée, sauf en Géorgie

Ce traitement a été utilisé dans le monde avant la découverte des antibiotiques. Si elle a été progressivement abandonnée par les pays occidentaux séduits par les avantages de l’antibiothérapie, la phagothérapie traditionnelle est restée développée en Géorgie.

Selon le journal Le Monde du 14 juin 2012 :

"A Tbilissi, l’Institut Eliava n’a jamais cessé son activité. Toute la production des phages de l’Union soviétique était concentrée ici. Aujourd’hui, l’Institut ne reste fonctionnel que grâce au soutien de structures occidentales et de l’Etat géorgien. Enfant, le président géorgien a lui-même été soigné avec succès par des phages, raconte Revaz Adamia, le directeur d’Eliava. "L’utilisation des phages est complètement sans danger. Nous ne faisons que prendre dans la nature quelque chose qui y existe déjà et le multiplier", souligne-t-il. Les employés vont chercher des phages dans la rivière proche, vers l’évacuation des eaux usées. On l’aura compris : les phages se trouvent là où pullulent les bactéries. Les collections de phages de cet institut seraient les plus importantes du monde, et parmi les collections bactériennes qu’on utilise pour cultiver les phages se trouvent les redoutables staphylococcus aureus (staphylocoques dorés) ou les yersinia pestis, responsables de la peste".

Depuis environ une décennie, l’utilisation des bactériophages est reconsidérée dans de nombreux pays devant le double constat du développement inquiétant des infections nosocomiales à bactéries multirésistantes et de l’absence de nouveaux antibiotiques efficaces. Des médecins s’intéressent à cette thérapie, aux Etats-Unis et en France notamment. De multiples publications en font état, l’Institut Pasteur en mars 2010, Le Monde en juin 2012, Paris Match, Vaucluse matin et Medscape en février 2013. Les docteurs Dublanchet et Patey ont organisé le "Premier forum sur l’utilisation des bactériophages" le 31 janvier 2013, à Paris.

II) 16 mars 2010, Institut Pasteur, "Les bactériophages, des virus qui soignent" par Laurent Debarbieux

- avec le docteur David Prangishvili au sein de l’équipe IPBA.

http://www.pasteur.fr/ip/easysite/p....

III) 14 juin 2012, Le Monde, "Les phages, des virus guérisseurs" par Raphaëlle Maruchitch et Anulina Savolainen

Extraits

Une date d’opération était programmée pour l’amputation du pied droit de Caroline Lemaire. Sa jambe devait être coupée à 12 cm au-dessous du genou. "J’ai même eu la prothèse dans les mains", se souvient-elle. C’était en 2008. Pourtant, cette jolie femme de 43 ans a toujours son pied aujourd’hui. Elle a eu la chance de bénéficier d’une thérapie utilisée dans le passé : la phagothérapie.

Alors que l’âge d’or des antibiotiques semble être révolu, cette ancienne thérapie suscite de nouveaux espoirs. Elle consiste à utiliser les phages, virus naturels des bactéries, dans certains cas d’antibiorésistance. Ce traitement a connu ses premiers succès dans les années 1920. Mais les phages, plus précisément les bactériophages, ont sombré dans l’oubli avec l’avènement de l’antibiothérapie, au milieu des années 1940.

...

C’est à Tbilissi que les médecins se sont approvisionnés en bactériophages pour soigner Caroline Lemaire. Le docteur Dublanchet, microbiologiste, ancien chef de service au centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), s’emploie aujourd’hui à promouvoir la phagothérapie. Il a entraîné dans son combat le professeur Olivier Patey, infectiologue, chef de service toujours en exercice à Villeneuve-Saint-Georges. C’est dans cet établissement que Caroline Lemaire a été prise en charge, en 2008, alors qu’elle s’apprêtait à se faire amputer.

Ce n’est sûrement pas par hasard que les Américains s’y intéressent aujourd’hui. La Defense Threat Reduction Agency (DTRA), fondée dans le but de "protéger les Etats-Unis et ses intérêts des armes de destruction massive", a investi dans la rénovation du bâtiment principal d’Eliava et des laboratoires et finance plusieurs projets scientifiques, notamment sur les bactériophages contre le choléra. La partie rénovée brille, à l’image de la Maison Blanche, mais c’est dans l’autre partie que se trouve le laboratoire de la professeure Zemfira Alavidze, chercheur principal au sein de l’institut depuis quarante-cinq ans. Dans les couloirs sombres, les murs sont rayés par des traces de dégâts des eaux et la peinture verdâtre s’écaille. Zemfira Alavidze est spécialisée dans la sélection de phages spécifiques de bactéries de la famille des staphylocoques. Y compris les souches de Staphylococcus aureus, résistantes à la plupart des antibiotiques, qui avaient failli causer l’amputation du pied de Caroline Lemaire.

Zemfira Alavidze saisit une boîte de Petri dans laquelle est étalé un bouillon de bactéries. Elle y applique ensuite des gouttes contenant différentes souches de phages. Quelques heures plus tard, on peut déjà constater des trous clairs dans le tapis de bactéries : à ces endroits, les phages ont détruit les staphylocoques. "J’ai trois enfants et trois petits-enfants, et nous nous sommes toujours soignés avec les phages. En Géorgie, les antibiotiques n’ont pas été utilisés en masse, ce que je considère comme une bonne chose. Aujourd’hui, on peut voir à quel point les bactéries sont devenues résistantes en Occident", explique la scientifique.

Des cocktails de phages sont vendus dans la pharmacie de la clinique où l’on fait des diagnostics. Les Géorgiens y font la queue tous les matins pour se faire prélever des échantillons et trouver les phages correspondant à leur infection, telles les otites ou les angines. Ici, la vieille cure n’a pas été oubliée !

Pour accéder à l’article complet

- http://www.lemonde.fr/sciences/arti....

IV) 31 janvier 2013, Forum sur l’utilisation des bactériophages, Paris

Organisé par les Docteurs Alain Dublanchet et Olivier Patey, et par Cyprien Verseux :

- http://www.sbconsult.fr/phagotherap....

V) 4 février 2013, Paris Match, "Phagothérapie. Des virus naturels pour tuer les infections" par Richard Zaravatdjian

- http://www.parismatch.com/Actu-Matc....

VI) 5 février 2013, Vaucluse Matin, "Sa jambe sauvée en Géorgie par des virus guérisseurs" par Sandrine Michelier

Il est passé près de l’amputation. Très près. Il en avait d’ailleurs lui-même fait la demande aux médecins. Mais Serge Fortuna est tombé sur un documentaire qui a changé sa vie. Sur Arte, l’émission parle de ce docteur Alain Dublanchet, microbiologiste à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges. On le voit partir en Géorgie chercher des virus bactériophages pour sauver la jambe d’une de ses patientes. Serge Fortuna y voit la dernière chance pour sauver la sienne. En novembre dernier, il débarque à Tbilissi, la capitale géorgienne.

Ce staphylocoque doré, il l’a attrapé à 17 ans, suite à un accident de mobylette. Fracture ouverte, greffes, opérations, hospitalisation, puis infection. « Sauf qu’à l’époque on ne parlait pas d’infections nosocomiales, raconte Serge Fortuna, on m’a dit que j’avais la gangrène ».

« J’ai demandé l’amputation, lettre de motivation à l’appui »

La bactérie ne le quittera jamais vraiment et sa vie sera jalonnée de séjours à l’hôpital. Avec 39 opérations au total, il n’a pas peur de parler de « succession de mutilations ». « J’avais baissé les bras, j’ai réclamé l’amputation, lettre de motivation à l’appui ».

C’est donc là que les phages sont entrés dans sa vie.

Cette thérapie, tombée dans l’oubli en France, est toujours utilisée en Europe de l’Est. La technique est simple : introduire des virus mangeurs de bactéries pour éliminer l’infection. Alors que le corps humain est de plus en plus résistant aux antibiotiques, la phagothérapie, méthode quasiment naturelle et sans danger, pourrait selon le professeur Alain Dublanchet, sauver des membres de l’amputation et même des vies.

En Géorgie, Serge Fortuna débarque avec juste une adresse, et le Guide du routard. La clinique qu’il a trouvée sur internet n’est pas vraiment engageante. « Je ne savais pas où j’allais, il n’y avait même pas de plaque à l’entrée, mais je n’avais pas le choix ». Des ampoules à boire, des pansements sur la jambe… les phages ont fait le boulot, en 20 jours seulement.

Guéri grâce à un traitement à 6 € la boite

« Là-bas, on trouve le traitement sans ordonnance et pour six euros la boite ». Son parcours médical a couté des centaines de milliers d’euros à la Sécurité sociale française. En Géorgie, il a dépensé au total 30 euros. Les résultats de ses analyses sont tombées il y a quinze jours et plus aucune trace de la bactérie. Même si selon le Dr Dublanchet, il faut trois à quatre ans de recul pour estimer la guérison d’une ostéite complète.

Serge Fortuna, réalisateur de métier, a donc décidé de faire de son expérience, le combat de sa vie. Un film en préparation, un site internet, des conférences… Il veut médiatiser le plus possible cette technique médicale.

En attendant que change un jour la législation sur la phagothérapie, il se bat pour les autres malades. « Il faut que les gens qui ont en besoin sachent qu’il existe cette alternative. Je veux leur dire qu’il n’y a aucune crainte à y aller, qu’il faut y aller ».

À 56 ans, Serge Fortuna va désormais reprendre ses documentaires, ses voyages, une vie normale. « Mais je resterai à l’affût sur le sujet… jusqu’à la fin de ma vie ».

Pour en savoir plus :

- http://www.ledauphine.com/vaucluse/....

VII) 25 février 2013, Medscape France, "Plaidoyer pour l’utilisation de phages contre les bactéries multi-résistantes" par Aude Lecrubier

- http://www.medscape.fr/infections-v....http://www.colisee.org/article.php?...


[1Voir :
*-Portrait psychologique des Nain dans la mythologie
*-Symbolique du Nain
*- D’un coté : "Sa petite taille peut être perçue comme un signe de difformité, d’anormalité et d’infériorité dans certains mythes, comme celui de « Shiva danseur » dans l’Hindouisme, où le démon-nain représente l’aveuglement et l’ignorance de l’homme dans toute sa « petitesse », la victoire sur celui-ci marquant la naissance de la sagesse véritable"
*-De l’autre : "Le nain peut aussi se montrer d’une grande sagesse et d’une logique rappelant l’instinct et l’intuition, ce qui en fait un personnage initié aux mystères. Certaines analyses le voient comme un gardien de trésors et de secrets souterrains à l’image du dragon, mais bavard et s’exprimant par énigmes (...) les nains représentent l’impulsion positive, la bonne idée ou le bon pressentiment qui pousse les personnes à trouver une solution créative à leurs problèmes"
*-" Le portrait psychologique du nain est très variable et a évolué suivant les époques. Exploités, trompés et méprisés par les dieux nordiques, les nains de la mythologie germano-scandinave se vengent en se montrant cupides et malicieux, tout en n’agissant que dans leur propre intérêt de maîtres forgerons et de magiciens, pour obtenir des femmes, du pouvoir et de l’or (...) ils n’hésitent pas à s’attaquer aux hommes et à leur bétail, qu’ils blessent de la « flèche du nain », plus tard nommée « trait de l’elfe ». Cette flèche est à l’origine de maladies, et il existait des amulettes et des conjurations pour s’en protéger (...) Dans le cycle arthurien, la plupart des nains se montrent braves, mais pas toujours chevaleresques. (...) Ils sont belliqueux, misogynes et peu courtois. Le seul moyen de les discipliner est de les vaincre en combat singulier. Le nain se révèle alors un loyal allié, exécutant sans discuter tous les ordres de son maître dont il copie l’attitude. Il est autant attaché à ce dernier qu’il peut se montrer insolent envers ses adversaires, à condition que son maître soit courageux et jamais ne se rende (...) Dans l’ensemble, les traditions populaires présentent des nains « bons, méchants ou les deux à la fois, mais rarement neutres » (...) Bruno Bettelheim note la grande variété de leurs attitudes dans les contes. Comme les fées, ils peuvent être très bons ou très mauvais, et se venger férocement (..) Leur côté industrieux est en revanche une constante : les nains de Blanche-Neige, entre autres, passent tout leur temps à travailler, ignorant les loisirs ou les divertissements